17 octobre 2008
Laisser mourir
Un rappel insistant dans mes tirages... Laisser partir le périmé, laisser le passé derrière moi, abandonner les vieilles relations inutiles, renoncer à conserver les vestiges de ce qui n'est plus vivant...
Un travail très difficile pour quelqu'un qui depuis toujours préfère entasser les souvenirs "au cas où"... et aussi une bizarre contradiction puisque j'ai rarement du mal à jeter le matériel, le concret. Pour les relations, c'est une autre affaire. Alors avant de faire de nouveaux projets, de nouer de nouvelles attaches, cet arcane me prévient avec force que je dois faire place nette. Reste à trouver comment.
15 octobre 2008
Atelier bijoux
J'avais commandé de petites breloques et j'ai reçu ça hier. Cet après-midi gris et automnal était le bon moment pour un petit atelier...
petites breloques Déesse qui sont devenues boucles d'oreilles avec 2 petites perles en swarovski récupérée sur une autre BO orpheline...
grande Déesse pendentif (l'un de ses bras est fendu, pour bien faire il faudrait faire une petite soudure... je vais me renseigner dans mon entourage voir si quelqu'un a le matériel)
et 4 symboles des saisons (un flocon, une fleur de pommier, une gerbe d'épis de blés, une feuille de chêne) accrochés au gré de l'inspiration sur une sorte d'attrape-rêves à la mode "moi" ;)
14 octobre 2008
La raison pour laquelle j'ai acheté ma maison
coucou !
13 octobre 2008
...
12 octobre 2008
Imagination
Je me rappelle à quel point les hommes pour la plupart ont peu d’imagination. C’est probablement pour eux une chance. L’imagination rend vulnérable et vous met à la merci de tout. Peut-être est-elle un signe de dégénérescence. Jamais je n’ai reproché à un être humain son manque d’imagination, je l’aurais plutôt envié d’en manquer. Il menait une vie plus facile et plus agréable que les autres.
(Le mur invisible – Marlen Haushofer)
11 octobre 2008
Avant/après
Avant :
Après :
Je suis enchantée ! la recette :
- beaucoup d'huile de coude ;)
- de la laine d'acier
- un mélange sel-vinaigre blanc
C'est bluffant, bien plus que le Mirror que j'ai essayé en premier et qui n'a rien fait du tout ! comme quoi, rien ne vaut les produits de base...
La juste place
A quel moment l’esprit de jeu nous a-t-il quitté ? Parce qu’elle nous a quittés, l'humeur qui permettait un mode de vie insouciant et libre où rien ni personne ne pouvait nous séparer. Mais peut-être que je me trompe, peut-être n’est-ce pas du tout ce qui s’est passé. Peut-être est-ce la routine qui s’empara de nos gestes quotidiens, leur enlevant subrepticement le goût de la fête qui les avait autrefois inspirés. Ou l’établissement de ces règles et de ces rôles qui organisent la vie en commun dans la continuité, supprimant cette possibilité d’improvisation qui représente la part de liberté dans l’existence. Ou la recherche d’une place où se tenir, d’un endroit où se situer dans la trop vaste société – et cette case, une fois assurée, peut aussi constituer une forme de prison.
(Un lien étroit – Christine Jordis)
10 octobre 2008
"Que du bonheur" ???
La grande nouveauté de ces dernières décennies, c’est de médicaliser la souffrance, comme de médicaliser la mort, le deuil. Cela revient à faire passer l’idée que la normalité, c’est le bonheur. Certes, nous aspirons tous à la joie, à la félicité, mais prétendre que là est la normalité fait basculer tout ce qui est de l’ordre de la souffrance et de la tristesse du côté du pathologique, donc du médical.
(Serge Hefez)
09 octobre 2008
Trop tard
Je crois que le temps est immobile et que je me meus en lui parfois lentement, parfois à une vitesse foudroyante.
[…] Je suis assise à ma table et le temps s’arrête. Je ne puis le voir ni le sentir ni l’entendre, pourtant il m’entoure de tous côtés. Son immobilité et son silence sont effrayants. Je me dresse d’un bond, je sors de la maison en courant et cherche à lui échapper. Je m’occupe, les choses prennent le devant et j’oublie le temps. Et puis brusquement, il est à nouveau autour de moi. […] Je serai obligée de m’habituer à lui, à son indifférence, à son omniprésence. […] Peut-être me paraît-il si terrible parce qu’il conserve tout et ne laisse rien vraiment finir. […]
Dans le fond, ces pensées n’ont pas la moindre signification. Les choses arrivent tout simplement et, comme des millions d’hommes avant moi, je cherche à leur trouver un sens parce que mon orgueil ne veut pas admettre que le sens d’un événement est tout entier dans cet événement. […] Il est difficile de se défaire de cette folie des grandeurs ancrée en nous depuis si longtemps. Je plains les animaux et les hommes parce qu’ils sont jetés dans la vie sans l’avoir voulu. Mais ce sont les hommes qui sont le plus à plaindre, parce qu’ils possèdent juste assez de raison pour lutter contre le cours naturel des choses. Cela les a rendus méchants, désespérés et bien peu dignes d’être aimés. Et pourtant il leur aurait été possible de vivre autrement. Il n’existe pas de sentiment plus raisonnable que l’amour, qui rend la vie plus supportable à celui qui aime et à celui qui est aimé. Mais il aurait fallu reconnaître que c’était notre seule possibilité, l’unique espoir d’une vie meilleure. […] Je ne peux pas comprendre pourquoi nous avons fait fausse route. Je sais seulement qu’il est trop tard.
(Le mur invisible – Marlen Haushofer)
06 octobre 2008
L'automne...
Pas de doute l'automne est là, cela se sent au jardin bien plus tôt que l'an dernier (nous avions mangé les dernières framboises en novembre, je crains que cette année ce soit plutôt dans le courant de la quinzaine...)
Le muguet si joli en mai porte maintenant ses baies toxiques, bien prévenir les enfants !
La vigne vierge vire au rouge flamboyant pour quelques jours, vite en profiter, ça ne dure pas ! Ensuite à nous le balayage de la terrasse...
Dimanche, une petite visite dans le jardin de mes beaux-parents :
Le pauvre paraissait tout perdu, il avait dû être lâché pour une chasse... même s'il s'en est sorti je ne sais pas si ces bêtes d'élevage sont capables de se débrouiller ensuite dans la nature.
On a quand même réussi à faire un tour à la brocante d'où j'ai ramené ce chaudron "dans son jus", j'espère pouvoir lui redonner du brillant !
Finalement, en automne, mieux vaut rester à la maison... au chaud...






















